Assemblée générale de l’APCP

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Vue des participants le 7 juin à l’AG de l’APCP au CFD-EMI à Paris.

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De g. à d. : Yves Agnès, Jean-Luc Martin-Lagardette et Bertrand Verfaillie. (Photos : Guy Bernière)

Excusés

- Alain Le Gouguec, journaliste, membre de Reporters sans Frontières (RSF) qui tiennent au même moment leur assemblée générale durant laquelle ils parleront de l’APCP.

- Jacques Morandat, Fédération française des agences de presse (FFAP), soutien personnel et celui de la fédération. Vif intérêt pour notre démarche.

- Encouragement de Claude Jean-Bertrand, universitaire, auteur de plusieurs livres sur la question, satisfait de l’émergence de l’APCP.

- Françoise Decressac, journaliste retraitée, membre fondatrice

- Sylvie Touboul, journaliste indépendante et membre fondateur

- Erwan Ruty, Ressources Urbaines, agence de presse des quartiers

- Marc Capelle, directeur de développement de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille et Daniel Deloit, directeur. Tous deux ont promis de nous soutenir dans nos manifestations futures, avec adhésion de l’école.

- Jacques Trentesaux, journaliste à l’Express, vice-président de la société des journalistes,

- Emmanuel Derieux, professeur à Paris II IFP.

- Gilles Bérhault, ACCID (Communication et développement durable) ; nous invitera à présenter notre association durant son université d’été.

- Jacqueline Papet, RFI, journaliste CFDT.

Présents

Yves Agnès, ancien rédacteur en chef au Monde et président de l’APCP

Jean-Luc Martin-Lagardette, journaliste, secrétaire trésorier de l’APCP

Manola Gardez, coordinatrice générale de l’Alliance internationale de journalistes

Jérôme Bouvier, journaliste, organisateur des Assises internationales du journalisme

Yann Brand, journaliste, journal du ministère de la Défense

Nicolas Becqueret, enseignant, chercheur, secrétaire général AQIT

Vincent David, relations décideurs contre-pouvoirs et média

Carlo Revelli, média citoyen Agoravox

Pierre Moorkens, Fondateur de la Fondation M

Paule Pérez, psychanalyste et chercheure en philosophie

Loïc Hervouet, journaliste, enseignant, médiateur RFI

Guy Bernière, retraité de l’AFP depuis un mois

Pierre Frémont, Clemi, formation aux médias,

André Vialette, retraité des télécommunications, Economie et Humanisme

Nadine Farrugia, psychologue thérapeute, chargée de communication

Anne Dhoquois, rédactrice en chef site Place Publique

Nathalie Dollé, animatrice pôle européen Alliance internationale de Journalistes

Dominique Dutilloy, journaliste-écrivain, collaborateur Agoravox

Yves Loiseau,  représentant CFDT du personnel France 3, collaborateur Agoravox

Erwan Lecoeur, sociologue

Bertrand Verfaillie, journaliste.


Rapport d’activité (par Yves Agnès)

« L’Association de préfiguration d’un conseil de presse (APCP) a été fondée le 28 novembre 2006 par onze membres du réseau de l’Alliance internationale de journalistes. Notre association est en effet la suite logique des réflexions menées au sein de l’Alliance, à l’initiative notamment de Jean-Luc Martin-Lagardette, tout au long de l’année 2006. Notre conviction était qu’il fallait agir, poser un acte fort capable d’entraîner, au-delà de notre petit groupe, un certain nombre de ceux qui se préoccupent de la qualité de l’information en France et de la responsabilité des journalistes et des médias à l’égard du public.

L’APCP a maintenant six mois d’existence et je pense pouvoir affirmer que le but initial de cette fondation a été atteint.

Promouvoir l’idée d’un conseil de presse

Car notre premier objectif était de créer un début de prise de conscience au sein de la profession et, en dehors d’elle, parmi ceux – personnes ou groupements – qui partagent cette vision de la nécessité d’une mise en œuvre réelle dans les médias de règles déontologiques, ainsi qu’une prise en compte effective dans la pratique journalistique du respect du public et du dialogue permanent avec lui.

Une soixantaine de personnes, en effet, sont venues aux trois réunions ouvertes que nous avons tenues les 16 janvier, 15 février et 20 mars. Parmi elles, on compte nombre de représentants d’organismes professionnels, d’associations de journalistes ou d’écoles, d’associations ou d’organisations extérieures à la profession : c’est le point de départ d’une action que nous souhaitons plus forte à l’avenir pour que cette idée d’une instance de régulation déontologique s’impose dans les esprits. Et nous savons que nous partons de loin !

Parmi les actions que nous avons menées dans ce sens, je voudrais insister sur notre participation au congrès de l’Union des clubs de la presse de France en décembre à Grenoble et aux Assises du journalisme à Lille et Arras en mars. Dans ces deux rassemblements, où nous avons joué un rôle actif, nous avons vu émerger cette prise de conscience parmi les journalistes qu’il faut « faire quelque chose » pour que la profession retrouve sa crédibilité et la confiance du public. L’engagement public dès l’ouverture des Assises d’une personnalité reconnue, Hervé Bourges, ancien président du CSA et président de l’ESJ de Lille, en faveur d’une instance régulatrice est un encouragement à poursuivre. Nous avons participé à la rédaction de l’appel final et sommes présents dans le groupe de travail réuni sous la houlette de Jérôme Bouvier, qui prépare la rédaction d’une « charte de la qualité de l’information ».

Notre activité nous conduit aussi à multiplier les contacts avec des personnes qualifiées, qu’elles soient françaises ou étrangères. Je vous rappelle que nous avons reçu lors de la réunion du 15 février Christian Campiche, journaliste suisse à l’origine de l’appel « Info en danger » et qui a interpellé le conseil de presse helvétique. D’autres contacts ont eu lieu ces dernières semaines avec des journalistes étrangers.

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« A terme, pour un média, participer au Conseil de presse sera vu comme un label de qualité »

Entretien avec Flip Voets, secrétaire général du « Raad voor de journalistiek » (RVDJ), conseil de presse flamand, et ancien journaliste de la VRT, radio-télé publique flamande.

Il existait en Flandres, dans les années 90, un « conseil de déontologie » composé d’une dizaine de journalistes « séniors » bénévoles et d’éditeurs de presse. La présence de ces derniers était évidente tant les relations étaient sereines, en tous cas beaucoup moins « frontales » qu’en France.

Une série de « scandales médiatiques » (Dutroux…), dans un contexte de régionalisation culturelle, a poussé le ministre de la justice de Klerck à envisager la création d’une instance de régulation. Les éditeurs l’ont pris de vitesse pour éviter de se faire imposer quoique ce soit.

Des accords sur la composition et le financement ont été assez vite trouvés.

La communauté francophone doit, elle aussi, mettre en place un Conseil de presse (CP) en 2007 sur le modèle du flamand. Les rédacteurs en chef y demandent une reconnaissance spécifique.

Le RVDJ est une ASBL (équivalent d’une association sans but lucratif) créée en 2002.

- Composition du CA (élu pour 4 ans) : 8 « éditeurs » et : 8 journalistes (3 presse écrite, 3 radio-tv-agence, 2 magazine)

- Le CP lui-même : 18 membres et 18 suppléants dont :

- 6 journalistes (4 de presse écrite et 2 pour l’audio-visuel)

- 6 éditeurs (2 quotidiens, 2 magazine, 2 tv-radio-agence)

- 6 « externes » (prof d’université, juge, président d’une association de victimes)

Les « externes » sont désignés par le CA et sur la base à la fois de la qualification et de la motivation des postulants. « C’est un mode de désignation choisi par défaut, il n’est pas vraiment satisfaisant mais nous n’avons rien trouvé de mieux. »

Les organisations professionnelles choisissent elles-mêmes leurs représentants.

Le CP a la possibilité théorique de s’autosaisir. Il ne le fait que sur des questions générales.

Tout le monde peut saisir le CP. Y compris les organisations professionnelles.

Le président du CP est un juge membre du Conseil d’Etat. Il a été reconduit en 2007.

Flip est le seul salarié, avec une secrétaire à environ mi-temps.

Budget annuel de 160 K€. Cette année a été décidée une indexation pour revaloriser ce montant (+ 7 %). Il se partage à 50% éditeurs et 50% journalistes. La communauté flamande verse une subvention couvrant intégralement le montant de la part des journalistes.

Chaque éditeur de presse cotise au prorata du nombre de ses journalistes.

30 à 40% du budget (indexé sur l’évolution du coût de la vie) provient des quotidiens, 20% des magazines, 40% radio-tv-agence.

 

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Conseil de presse suisse : une importante prise de position

Dans sa prise de position du 9 février 2007, le Conseil de presse suisse (Presserat) donne raison à l’association Info en danger qui l’avait saisi le 2 avril 2006.

Créé par cinq journalistes romands – dont Christian Campiche, journaliste à La Liberté – inquiets « des dérives qui affectent l’activité des journalistes, notamment face aux annonceurs», Info en danger avait déposé plainte contre «une pratique désormais systématique dans certains journaux» consistant à « mélanger le contenu rédactionnel et les messages à caractère publicitaire au point que l’on a l’impression souvent de lire un catalogue de grand magasin plutôt qu’un journal ».

Le Conseil de la presse a décidé de se pencher sur le problème de fond soulevé par la plainte : « Constate-t-on l’existence de dérives largement répandues, aboutissant à une contamination du contenu rédactionnel par les messages publicitaires ? »

La 2ème Chambre du Conseil a procédé à diverses auditions qui ont « confirmé (son) sentiment selon lequel les rapports entre rédactions et annonceurs ont connu ces derniers temps une évolution importante. Ces mutations sont liées d’une part au contexte économique (situation très tendue du marché de la publicité, apparition des journaux gratuits, développement de l’internet) et d’autre part à la place toujours plus importante que prennent les marques et la consommation dans la culture contemporaine ».

Les acteurs des médias adhèrent en janvier à un Code de conduite

Cette évolution a amené la conférence des rédacteurs en chef à rédiger en mars 2006 un Code de conduite qu’elle a soumis aux annonceurs et aux éditeurs. Ces derniers ont adhéré en janvier 2007 à une version simplifiée de ce code.

Il pose les règles suivantes: « Tous les acteurs – rédactions, éditeurs et annonceurs – respectent (…) le principe d’une pleine transparence envers le public. L’utilisateur de médias doit pouvoir distinguer clairement les contenus qui sont de la responsabilité de la rédaction et ceux qui sont (…) payés par des tiers. » Le non-respect de ce principe « atteint la crédibilité de la rédaction, de l’éditeur et des annonceurs (…) La rédaction et l’éditeur ont la responsabilité commune d’assurer une séparation claire pour le public entre contenus rédactionnels et publicitaires. Les annonces ne doivent pas donner par leur forme l’impression qu’elles font partie de la partie rédactionnelle d’un média. La typographie doit notamment être clairement différenciée. Dans les cas douteux, l’annonce doit être signalée clairement en caractères d’une taille suffisante. Toute forme de sponsoring doit être signalée. »

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