Cameroun : aide au démarrage d’un conseil de presse

Les journalistes camerounais, par l’intermédiaire de l’Union des journalistes Camerounais (Ujc), ont décidé en 2005 de créer le Conseil camerounais de médias (Ccm). Réal Barnabé, fondateur et Pdg du Réseau Liberté, est venu en ce début août apporter son soutien à cette initiative. Répondant aux questions du Messager camerounais, il explique notamment que la mise en place d’une telle instance demande beaucoup de temps : « Chez nous [au Québec], le conseil de presse existe depuis 35 ans. Il a fallu dix ans avant qu’il s’impose. Et certains groupes comme le Québec Heard ne l’ont reconnu que depuis 5 ans ».

Réseau Liberté va effectuer plusieurs missions au Cameroun, dont une « tournée nationale de sensibilisation » avec le Ccm. Un expert canadien va travailler pendant plusieurs semaines auprès du secrétaire général du Ccm, notamment pour l’aider à développer des « procédures quant à l’étude d’une plainte ». Des sessions de formation et des stages au Canada sont prévus.

JL ML

http://fr.allafrica.com/stories/200708030424.html

 

 

J-M Charon et les conseils de presse

Le mercredi 18 juillet dernier, Jean-Marie Charon, sociologue de la presse, chercheur au CNRS, auteur de « Le Journalisme » (janv.2007, Milan) était l’invité de nouvelobs.com. Voici ce qu’il a répondu à la question que je lui avais posée.

Question : Jean-Marie est contre la régulation des médias par une instance indépendante tripartite (éditeurs-journalistes-public), comme celle dont nous sommes quelques journalistes à tester la faisabilité. A mon avis, il n´a pas vraiment pris la mesure des dégâts dans l´esprit des citoyens de cette absence déloyale (la presse est un pouvoir sans contrepouvoir organisé) de règle du jeu – sauf à laisser faire les tribunaux. D´où la baisse des lecteurs et l´explosion du Net. Que propose-t-il (en dehors des médiateurs – juges et parties de toute façon) pour que le public puisse faire part en continu de ses doléances face aux dérives journalistiques et médiatiques ? Sans cette possibilité d´être remise en question en permanence par des tiers indépendants, la « grande presse » aura du mal à retrouver de la crédibilité…

Réponse : C´est vrai que je ne crois pas beaucoup aux instances tripartites qui ne sont pas à la mesure de l´ampleur et de la diversité des problèmes qui se posent. Je crains les phénomènes de boucs émissaires sur quelques affaires plus voyantes. Pour moi l´enjeu est celui du renforcement de la responsabilité des journalistes individuellement et collectivement (rédactions). Cela passe par la formation (notamment permanente), les structures de médiations (dont les médiateurs), le développement de la critique des médias, la multiplication de lieux de débat public et de mise en cause des problèmes qui se posent dans le traitement de l´information (soit aussi l´éducation aux médias). Si j´étais cynique je demanderais en quoi l´information est plus responsable et de meilleure qualité dans les pays qui disposent depuis des années de Conseils de presse. Le sujet est cependant trop sérieux. Il n´y a pas de réponse simple et surtout définitive au problème posé. Il s´agit de question de mobilisation tant des professionnels que de la frange la plus sensibilisé du public.

 

Maroc : Un Conseil national de la presse en projet

Le cabinet royal, plusieurs ministères (Intérieur, Communication, Justice) et le Secrétariat général du gouvernement sont à l’origine d’un projet de nouveau code de la presse.

 Le projet prévoit notamment la mise en place d’un Conseil national de la presse. Cette instance devrait permettre de  réduire le nombre de recours à la justice dans les affaires de presse voire permettre leur résolution à l’amiable. En effet, l’institution devrait se charger en partie du travail de sanction jusque-là assuré par la justice, via un arsenal de mesures comprenant le retrait total ou temporaire de la carte de presse ou la privation de l’aide financière de l’état et de la publicité.

Composé de 15 personnes, dont 5 éditeurs et 5 journalistes issus des syndicats les plus représentatifs – en l’occurrence la FMEJ (Fédération marocaine des éditeurs de journaux) et le SNPM (Syndicat national de la presse marocaine), ainsi que de 5 représentants de la société civile, le conseil devrait voir ses membres nommés « sur proposition de l’autorité gouvernementale compétente et des organisations professionnelles, soit la FMEJ et le syndicat, qui, avec le ministère, vont se mettre d’accord sur une liste de 10 noms.

Quant aux 5 représentants de la société civile, ils seront nommés par Sa Majesté », ajoute M. Taj. « Le président du conseil, lui, sera élu parmi les 15 ». La nouvelle instance devrait également se charger de missions assez diverses, allant de l’élaboration d’une charte éthique à l’attribution des cartes professionnelles en passant par leur retrait provisoire (jusqu’à cinq ans), voire définitif.

 Source :

www.bladi.net/11920-code-presse-maroc.html

 JL ML

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