Archive pour le Tag 'Ethique'

Une banque de données anglophone sur l’éthique du journalisme

L’association de langue anglaise Ethical Journalism Network animée par Aidan White, ancien secrétaire général de la Fédération Internationale des Journalistes,  vient de créer un site regroupant des informations sur l’éthique et la déontologie. Accountable Journalism -  en français « Journalisme responsable »- est une banque de données sur la déontologie du journalisme.

A  côté d’une bibliographie anglophone assez complète et de liens vers des organismes concernés par l’éthique des médias, ce site propose des traductions anglaises de chartes et codes de déontologie du monde entier. Ces documents sont accessibles via un moteur de recherche intégré, qui permet des analyses par genres de documents, pays, règles éthiques, et médias. Une recherche croisée est possible. La richesse de ce corpus est indéniable. Il permet de découvrir des textes et de les comparer, de retrouver des ouvrages ou des institutions. Mais il doit  être cependant utilisé avec prudence : nombre des données qu’ils contient sont anciennes, incomplètes – ainsi le CDJ belge est ignoré  -  voire dépassées (par exemple celles sur les conseils de presse provinciaux du Canada anglophone, qui ont cessé toute activité). Cela tient sans doute à l’origine d’une partie de ces données. On y retrouve le fond documentaire du partenaire d’E.J.N. pour ce site, le Reynold Journalism Institute,  lié à l’Université du Missouri et à son école de journalisme, qui avait fait ce travail de recension il y a plusieurs années. Si sa base de données a été informatisée elle ne semble pas avoir été mise à jour.

Reste que l’accès à des textes posant les principes universels du journalisme, pays par pays, média par média,  peut, comme l’écrivent les promoteurs de ce site « servir d’inspiration non seulement aux journalistes, mais aussi à tous ceux qui commettent des actes de journalisme tels que les blogueurs ou utilisateurs de médias sociaux«   pour s’assurer qu’ils mettent en pratique les règles éthique du journalisme et trouver des pistes de réponses aux questions déontologiques qu’ils se posent. A la condition de maîtriser l’anglais.P.G.

Le « facteur confiance » : l’autorégulation clef du respect de la déontologie des médias

Le système d’autorégulation est la meilleure prévention contre les initiatives politiques pour réguler la façon dont les journalistes travaillent. Une étude récemment publiée- en anglais ici – par l’Ethical Journalism Network le démontre abondamment.

The Trust Factor – Le facteur confiance – présente des monographies résumées ici en français – sur la réponse aux questions éthiques posée par le public dans 10 pays ou régions. Elles sont rédigées par des chercheurs ou des journalistes engagés de longue date dans la réflexion sur l’éthique et la déontologie des médias. Aidan White, journaliste britannique qui a longtemps été secrétaire général de la Fédération Internationale des Journalistes et qui anime aujourd’hui cet Ethical Journalism Network a coordonné ce travail et rédigé sa longue introduction.

The Trust FactorPour lui, les choses sont claires: « la nécessité d’un journalisme sérieux et responsable est plus grande que jamais ». Mais il estime que les outils de régulation existants sont marqués par les habitudes de la « vieille presse », où on distinguait entre un système de régulation volontaire pour les journaux écrits et des contrôles juridiques, via les licences d’émission, pour l’audiovisuel. La convergence des médias impose désormais la création d’un « seul organisme national de régulation, qui couvre toutes les plates-formes du journalisme ».

3 niveaux d’autorégulation déontologique

Analysant ces études dans les pays ou régions témoins, Aidan White identifie 3 niveaux d’autorégulation du secteur : les journalistes, les entreprises, et la profession dans son ensemble. Individuellement, les journalistes doivent pouvoir agir selon leur conscience, en se référant à un ou des codes, qui, dans l’idéal, devraient être mentionné dans les contrats de travail. L’existence d’un « système d’alerte permettant aux journalistes de divulguer des cas de corruption ou de co

mportement contraire à l’éthique » est une clef de leur indépendance déontologique, ajoute Aidan White.

Au sein de chaque entreprise de presse, l’existence de systèmes internes pour « traiter les plaintes et les questions du public », comme un médiateur ou un correspondant du public, est indispensable, comme l’est le traitement transparent au sein de la rédaction des éventuels conflits d’intérêt. Ce niveau de régulation est pour l’auteur celui qui « peut-être compte le plus » pour montrer que « les médias prennent la question au sérieux ». Il déplore que des considérations économiques amènent parfois à supprimer des postes de médiateurs, alors que « préserver un journalisme honnête est de l’argent bien dépensé pour les médias et pour le grand public et un bon investissement pour la démocratie« .

Enfin au niveau national, « le facteur confiance » du public vis-à-vis des médias demande, écrit-il, un « système commun de gestion des plaintes gratuit et transparent, proposant une procédure d’arbitrage pour une résolution rapide des plaintes » et une commission rendant des avis motivés, sur la base d’un code de conduite commun. Cette instance de régulation doit « être indépendante des intérêts politiques et industriels« .

Ce tableau idéal, selon l’Ethical Journalism Network, ne se retrouve pas tous les pays étudiés, bien au contraire. Si la Norvège « est un modèle du genre » une autorégulation efficace et crédible n’existe que dans un petit nombre de pays et varie considérablement dans différentes parties du monde et même au sein d’une même région. Pierre Ganz

Les médiateurs de presse :plus que jamais le moment d’être fidèles à nos principes éthiques et déontologiques

Communiqué du Cercle des Médiateurs de Presse

 Charlie Hebdo est un symbole.

 C’est la liberté et la démocratie que les assassins ont tenté d’abattre. Charlie Hebdo doit survivre pour poursuivre sa mission, la quête et la défense de la liberté d’expression. Notre colère, notre tristesse rejoignent celles des Français de toutes origines qui, par dizaines de milliers, se sont retrouvés spontanément sur les places des villes de France pour saluer la mémoire de toutes les victimes. Nous tenons à manifester notre solidarité de confrères et consœurs, de citoyens et de citoyennes.

Le cercle des médiateurs de presse tient à rappeler que c’est plus que jamais le moment d’être fidèles à nos principes éthiques et déontologiques, face à l’inévitable avalanche de haine, d’amalgames qui a commencé à déferler parmi nos lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et internautes.

Paris, le 9 janvier 2015.

 

Le Cercle du médiateurs de presse est présidé par Marie-Laure Augry, médiatrice des rédactions de France 3. En sont également membres : Jean-Pierre Constantin, médiateur de France Médias Monde, Pascal Galinier, médiateur du Monde,  Nicolas Jacobs, médiateur de l’information de France 2, Thierry Magnol, médiateur de Sud-Ouest, Yves Mary, médiateur de La Nouvelle République du Centre-Ouest, Françoise-Marie Morel, médiatrice de TF1, Goral Patel médiateur des programmes de France Télévisions, Bernard Stéphan, médiateur de La Montagne.

 

 

 

 




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