Qui sommes-nous ?

Un groupe de journalistes, soucieux de l’avenir de leur profession confrontée à une grave crise de crédibilité, a décidé de réfléchir à la faisabilité d’un Conseil de presse en France, en créant en décembre 2006 l’Association de préfiguration d’un Conseil de presse (APCP).

Ses fondateurs invitent tout journaliste mais aussi lecteur/citoyen, sociologue, juriste ou autre expert, sensibles aux enjeux démocratiques de la qualité de l’information, à les rejoindre.

Les journalistes et les citoyens à l’origine du projet sont réunis au sein de l’Alliance internationale de journalistes, créée avec la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’homme et soutenue par elle. L’APCP est basée à l’EMI-CFD (Ecole des métiers de l’information) à Paris.

Les critères de qualité de l’information qui serviront à l’analyse des dossiers qui seront examinés à titre expérimental par l’APCP seront extraits des différentes chartes déontologiques existantes, de diverses réflexions en cours, ainsi que des travaux d’auteurs ayant étudié la question.

Lire également l’intervention d’Yves Agnès à l’assemblée générale du 15 janvier 2015

 

BUREAU 2015

Président : Yves Agnès, ancien journaliste au Monde, auteur de Le grand bazar de l’info ; pour en finir avec le maljournalisme, Michalon, 2005 — lire un extrait .

Secrétaire : Christine Menzaghi

Trésorier : Kathleen Grosset

Nos statuts

Conseil d’Administration  2015

5 Réponses à “Qui sommes-nous ?”


  • Jean Pierre Lardenois

    Si le journaliste espère renseigner ses lecteurs ou auditeurs il est obligé de respecter une cetaine connivence avec le politique qui lui donne une information. Il en est de même vis à vis de l’administration et des entrepreneurs. Ces quatre piliers de la vie « démocratique » et économique se renvoient l’ascenseur et se font « valoir » mutuellement. Cela au détriment de la véracité et de l’examen des réalités, du pragmatisme qui fait grandement défaut dans l’analyse des situations. On flatte l’opinion et les élites au lieu de les former. On tombe dans la communication pour terminer dans le marketing. Comment remédier à cet état de fait très dommageable qui se termine dans la recherche de l’audience à tout pris pour le rendement publicitaire optimal? Un journaliste honoraire.

  • Où est la place d’associations comme Acrimed dans ce projet ? Acrimed fait un boulot colossal depuis des années pour pointer les dysfonctionnement des médias ? Acrimed ne se contente pas, d’ailleurs, de pointer les dérives individuelles, comme peut le faire un Daniel Schneidermann, par exemple, mais elle produit régulièrement un travail d’analyse qui explique comment et pourquoi nous en sommes arrivés à cette situation.

    Je crois que ce qui peut nuire à votre projet, tel que je l’ai vu présenter, c’est que parmi ses promoteurs on retrouve ceux qui participent aux journaux parmi ceux qui ont le plus dérivé.

    Je suis mort de rire lorsque je vois citer Edwy Plenel et sa nouvelle création, Médiapart, ainsi que des journalistes de son entourage, alors que Plenel est un des principaux responsable de la dérive du Monde, avec ses amis (de l’époque) Colombani et Minc.

  • Pour vous répondre, Acrimed a été contacté et on leur a envoyé nos documents. Nous ne refusons pas le débat.
    Nos 2 asso coexistent car notre ligne est différente de la leur : nous faisons le constat d’une crise de la presse (comme acrimed), qui passe par une crise de la déontologie, mais nous apportons une réponse différente. Nous souhaitons en effet que soit créé un médiateur national des médias, une instance indépendante qui, comme le médiateur de la république, étudie des cas pour apporter des réponses, expliquer, faire comprendre, et sanctionner symboliquement par la ‘publicité’ de l’avis rendu sur un cas.
    Acrimed ne nous pas encore dit si elle allait suivre.

  • Angéloz Jean-Marc

    Un Conseil de presse indépendant est-il la solution ? Prudence ! Voyez l’exemple suisse… sur le blog «Conseil suisse de la presse: éthique ou manipulation ?»

    http://bimensuellobjectif.blogspot.com/

  • Publié sur le site de APCP, commentaire.
    Le 25 mai 2012

    Bonjour,
    J’ai participé au débat à Poitiers hier soir en présence de votre président.
    Je regrette que le sujet se soit cantonné à l’aval de la question essentielle du contrat entre journalistes et publics et notamment avec les questions quasi exclusives de la Médiation médiatique et de la création d’un grand gardien de la déontologie. Je suis pour ces instances et institutions, mais reste persuadé que le nouveau modèle internet ne fera que malmener ce genre de structures. Aujourd’hui, tout se dit, tout se sait…on n’a plus besoin des journalistes encartés. Je crois fermement au rôle des journalistes professionnels, mais le malaise actuel est trop grand: modèle économique capitaliste et influence culturelle prodigieuse de l’égotisme individualiste qui touche tout le monde publics et journalistes.

    Suite à ce débat, je propose quelques idées que j’ai mises en œuvre modestement qd j’étais responsable de médias en région, et même si je sais pertinemment que je ne fais qu’inventer le fil à couper le beurre. On oublie trop ce qui semble aller de soi.

    -Associer les lecteurs en amont de l’écriture: nommer des lecteurs au comité de rédaction qui fait les choix éditoriaux.
    -Faire écrire les lecteurs et imaginer des rubriques pour qu’ils s’expriment: courriers des lecteurs mais aussi tribunes et forums libres.
    -Organiser des événements où ces publics ont leur place: débats, portes ouvertes…
    -Comme le fait Le Parisien associer les publics à des interviews et grandes rencontres avec des ténors de la vie publique.
    -A certaines occasions faire venir un public pour l’enregistrement ou l’organisation d’une table ronde exceptionnelle de la rédaction.
    -Faire rencontrer les journalistes et leurs publics: colloques, forums citoyens. Ex chaque année à Aurillac pendant le festival de théâtre de rue le public est associé aux rencontre du matin avec les artistes où sont notamment abordées les questions de traitement médiatiques des spectacles: très intéressant.
    -organiser des micro événement, comme celui de Poitiers sur la question.
    -Militer pour faire exister à la TV et à la radio des émissions qui permettent aux publics de comprendre comment se construit l’info ; voire la disparition d’émissions emblématiques : Arrêt sur image, Elisabeth Lévy sur France culture le samedi…et bientôt la disparition de Daniel Mermet sur France inter…il faut militer, écrire et se mobiliser pour faire exister ces émissions.
    -Imaginer au sein des rédactions des lieux où le public puisse se saisir des sujets et réagir…boîte à idées, cahier des suggestions-réactions, secrétaire formée à l’accueil des publics qui viennent régulièrement récriminer contre les Papiers publiés.
    -organiser au sein de la rédaction la réponse aux courriers des personnes qui réagissent…
    -Faire une page, comme le fait la NR où l’on trouve trace de ces courriers repris par un secrétaire de rédaction.
    -Répondre au courrier des lecteurs : je reste sans réponse de 32 courriers importants adressés à des rédactions des 2 dernières années (local et national).

    Il y a mille idées à mettre en place au quotidien…
    La médiation et un nouveau code ne seront efficaces que sur la base de ce dialogue au jour le jour avec les publics, j’en suis convaincu. Ce dialogue et cet échange régulier…modifie en profondeur la façon de travailler des journalistes. Une vraie révolution est en cours: l’info ne tombe pas du ciel d’une caste qui sait tout…l’info se construit avec des partenariats étroits et réguliers avec les publics…le journaliste pro a tjs sa place et plus que jamais, mais à condition qu’il soit à l’écoute de la manière dont se construit l’info aujourd’hui…Une simple anecdote: lorsque j’écrivais un papier sur un sujet délicat (Gros fait divers impliquant les familles ou autres publics) je consultais les correspondants locaux qui vivaient au cœur de la situation et qui connaissaient de l’intérieur la problématique sociale. Cela m’a évité bien des déboires, mais surtout m’a permis d’instaurer une forme de dialogue réguliers avec ces derniers qui sont de bons intermédiaires pour se mettre à l’écoute du terrain et donc des lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs.
    Allez ciao et bon boulot…merci qd même pour ce débat qui a suscité bien des échanges.
    Marc MARONNE
    Ex journaliste et manager de presse
    Formateur-Conseil, enseignant à l’université de Poitiers

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