Archive pour le Tag 'confiance'

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« Gombo » à la française

Qu’est-ce que le « gombo » ? Une pratique répandue en Afrique centrale et de l’Ouest (Cameroun, Togo, Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire…). Sollicité par une source pour répercuter un événement ou une initiative, le journaliste – rattaché à un média ou indépendant – y met une condition : une rétribution directe, plus ou moins importante. Compte tenu de la grande faiblesse des rémunérations des journalistes dans ces pays, il est très difficile de lutter contre ce qui est devenu une coutume. Le « gombo » revient pourtant régulièrement dans tous les colloques et séminaires consacrés à la déontologie de l’information en Afrique, où il est considéré comme une entrave importante à une information de qualité.

Revenons en France, où une pratique proche semble s’instaurer dans la presse quotidienne régionale. De plusieurs côtés, il nous est revenu que certains titres pratiquent, sans pudeur, le « gombo ». Pas parmi les journalistes, mais à la direction et dans les services commerciaux des quotidiens. Lorsqu’un événement est annoncé dans la ville ou la région, ces entreprises proposent aux organisateurs que le journal soit rémunéré… s’ils veulent avoir droit à une « couverture » dans les colonnes ! En incluant la rémunération d’articles dans leurs budgets, ces organisateurs d’événement pourront avoir un écho médiatique. Sinon…

Ce chantage en forme de racket est-il répandu dans les régions et dans d’autres formes de média ? Est-il juste ? Est-il équitable ? Pourquoi les journalistes ne le dénoncent-ils pas ?  Rend-il crédible les médias qui s’y adonnent ? Les organisateurs qui acceptent le marché ont-ils conscience qu’ils desservent ainsi l’information impartiale du public ?

Il aurait été inconcevable naguère d’avoir à poser de telles questions. Aujourd’hui, il devient urgent de le faire. Y.A.

Les trois quarts des français ne font pas confiance aux médias

Une récente étude du CEVIPOF -  Laboratoire de la Fondation nationale des sciences politiques -  effectuée en décembre 2012 pour le Conseil économique social et environnemental vient conforter – hélas – le sondage annuel de TNS-Sofres pour La Croix sur la crédibilité des médias (voir le bulletin n° 24, février 2013). La « cote de confiance » des Français envers les médias est toujours aussi faible : 23 % seulement d’entre eux leur font « très » ou « plutôt » confiance. Les partis politiques ont un score encore plus bas : 12 %…

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Avez-vous très confiance, plutôt confiance ou pas du tout confiance du tout dans chacune des organisations suivantes... ?

En revanche, des institutions comme la police ou les hôpitaux, qui sont pourtant régulièrement, elles aussi, critiquées, atteignent respectivement 66 % et 82 % d’opinions positives. Ces résultats interviennent alors que les Français, qui manifestent en permanence un pessimisme singulier, se montrent particulièrement « déprimés » : les qualificatifs de leur état d’esprit penchent très nettement vers la morosité, voire la peur. Mais un sur cinq se juge toutefois « serein » et un sur dix « enthousiaste »… Les chefs d’entreprise et syndicats patronaux des médias connaissent ces résultats. Ils ne paraissent pourtant nullement empressés à prendre les mesures susceptibles de redresser la barre. YA.

Baromètre du Populisme : les journalises coupés des réalités ?

Le Monde publie ce 24 janvier un sondage* réalisé par Ispos, en liaison avec la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof,  sur les attitudes « populistes » des français. Son chapitre 5 est consacré à la perception des médias et des journalistes. Ils  n’ont clairement pas la cote. Le désamour des français, pour ne pas dire plus,  se lit sans ambigüité dans cette partie du sondage. Les questions sont brutales et les réponses tout autant. Il en ressort une appréciation plus noire et plus critique des français sur leurs médias que celle traduite par le Baromètre annuel La Croix Tns Sofres. lire ici La formulation plus directe des questions peut expliquer cette différence. Répondre en ligne et pas en face-à-face autorise peut être aussi  un certain défoulement, ou une plus grande « franchise » .

La presse ne recueille une majorité d’avis positifs sur aucun des trois thèmes abordés par le sondage : les médias font ils bien ou mal leur travail, les journalistes sont-ils proches ou non des vrais problèmes, résistent-ils ou cèdent-ils aux pressions ? Les personnes de plus de 60 ans, les électeurs du Front de Gauche et du Front National sont les plus critiques. Le « victimisation » entretenue par certains ténors de la politique joue sans doute dans ces jugements, quand on voit par exemple que 66 % des électeurs du Modem jugent que les médias « font mal leur travail ». Seul l’électorat socialiste est moins sévère, et, dans les trois tranches d’âge distinguées par Ipsos, les moins de 35 ans.

P.G.

*sondage pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof — 1016 personnes  de plus de  18 ans interrogées du 9 au 15 janvier via le panel on line d’Ipsos

Extraits du sondage Baromètre du populisme                             le sondage Ipsos


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