Une fois encore, le CSA déborde de son cadre et se mêle de contenu journalistique, sans rapport avec la déontologie.
Saisi par plusieurs personnes après l’interview de Dodo la Saumure par Frédéric Taddeï (France 2, 11 décembre 2012), il a jugé en assemblée plénière le 19 mars 2013 qu’il n’y avait pas « de manquement de la chaîne à ses obligations déontologiques ». Dans un courrier, cependant, le conseil estime l’interview « complaisante » et regrette « que l’animateur n’ait pas donné tous les éléments permettant d’assurer l’équilibre des points de vue ».
Primo, une interview n’est pas, par nature, une table ronde ou un débat contradictoire. Secundo, s’il n’y a pas de manquement à la déontologie, que signifie l’appréciation subjective sur une éventuelle complaisance du journaliste ?
Le CSA, dont les membres sont nommés politiquement, s’érige ainsi en arbitre, sans aucune base juridique, non des élégances, mais de la manière même de pratiquer le métier. Vous avez dit indépendance ? Il serait temps de retirer au CSA des prérogatives qu’il s’est lui-même arrogées en matière de morale professionnelle. Y.A.
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Bravo très intéressant comme blog.