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Offshore-leaks et secret des sources:un journaliste n’est pas un policier

Après la publication de milliers d’informations sur les paradis fiscaux par plusieurs journaux du monde entier, les pouvoirs politiques tentent d’obtenir les sources des journalistes. En vain. Ainsi les autorités belges ont demandé à plusieurs journalistes de livrer leurs informations. Le Conseil de déontologie a du publier un communiqué rappelant que la loi belge du 7 avril 2005 « permet aux journalistes de ne pas révéler les informations permettant de remonter aux sources ». Il ajoute solennellement « les journalistes et les médias ne sont pas des auxiliaires de la police, de la justice ou de l’administration. A chacun son rôle. Les médias doivent pouvoir respecter la confidentialité des sources afin de conserver leur confiance et de garantir ainsi la continuité de l’accès aux informations d’intérêt général ».

En France, Bernard Cazeneuve, le ministre du budget, avait annoncé à  l’Assemblée Nationale qu’il demandait « à la presse qui dit détenir des éléments et des fichiers de bien vouloir les communiquer à la justice de manière à ce que celle-ci puisse faire son travail ».  Il s’est fait tancé par Le Monde. Dans un éditorial,  le quotidien rejette « toute demande, qu’elle soit judiciaire ou gouvernementale, de transmission de données »,  au nom de la protection des sources et de la règle selon laquelle « le journaliste ne doit en aucun cas confondre son rôle avec celui du policier ou du justicier ».

Au Canada le gouvernement fédéral  dit envisage d’utiliser  des moyens judiciaires pour obtenir cette liste. La première ministre du Québec, Pauline Marois, souhaite  que les autorités fiscales provinciales aient la liste  des quelques 40  Québécois désignés comme ayant des comptes dans des paradis fiscaux. CBC/Radio-Canada, membre du consortium de journaux qui a publié les « offshore leaks » a refusera de livrer ses sources. « Si on se met à révéler les sources, d’une part on semble faire le travail de la police, et d’autre part, on dirait à tous les gens à qui on s’adresse pour avoir de l’information confidentielle qu’on va les trahir une fois qu’on aura l’information » a expliqué  Michel Cormier, le directeur de l’information de Radio-Canada. (mise à jour le 16 avril) lire ici le communiqué de la FEJ

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